En effet, Placé sur la liste des transferts par son entraineur, l’irakien devrait fort probablement trouver preneur auprès d’une équipe désireuse de mettre la main sur un bloqueur d’expérience, rapide et extrêmement intelligent dans sa façon de jouer.
Mais pourquoi vouloir se séparer d’un tel joueur?
Tout d’abord, le mot d’ordre du début de saison était clair à Milwaukee : «Place aux jeunes et fini le kill». À 27 ans, il était donc évident que le killer d’expérience ne faisait plus partie des plans à long terme de son manager. Tout au long de la saison, Mr Light aura savamment recyclé son effectif en vendant ses killers au compte-goutte. On se souviendra en autre des départs de Jentsch, Collard et McMillan qui ont fini par créer une véritable onde de choc dans la région. Abadi se devait donc, contenu de ses qualités, d'être le dernier d’une longue liste de départs prévus depuis longtemps.
De plus, en signant Striani, le club a finalement mis la main sur un joueur offensif qui, à seulement 24 ans, permet à l’équipe de rebâtir une équipe solide avant d’accueillir une nouvelle vedette. Car le Thunder veut construire sur le long terme. Preuve en est les sommes dépensées pour l’acquisition de jeunes joueurs à fort potentiel cette saison.
En effet, les dirigeant américains n’ont pas hésité à dépenser prêt de 100 000 euros pour l’achat de rookies durant l'année. Du jamais vu au club.
Ainsi, en vendant leurs joueurs robustes, les Thunderbirds s’offrent une bonne marge de manœuvre financière alors que la seule présence de Striani et de quelques joueurs d’appoint suffit à s’imposer sur les terrains de Golden. Le salaire d’un Abadi devrait libérer 10 000 euros supplémentaires. Ce qui est non négligeable puisque le club désire acquérir certaines technologies sans pour autant cesser le recrutement de jeunes.
Enfin et surtout, Abadi a déçu. Jusque là irréprochable, le capitaine du Thunder accumule les ratés cette saison et sa perte d’efficacité au placage est sans doute la raison principale de son départ. Pourquoi le club voudrait-il s’encombrer d’un joueur à 10 000 euros par semaine si ce dernier ne livre pas la marchandise en Golden? Imaginez en Platinium! Car si Abadi avait performé correctement cette saison, sa situation au club ne serait sans doute pas si précaire.
Cela dit, alors qu’il reste encore 3 matchs à disputer et que l’équipe n’a pas encore obtenu son billet pour la Platinium, on peut se demander si l’option de vendre Abadi maintenant demeure un choix judicieux?
Sachant que le lien de confiance entre l’irakien et son entraineur est rompu et que plusieurs équipes bataillent dur au sein des différentes ligues, il est sage de penser que le club prend une bonne décision. Abadi a encore une bonne valeur marchande à ce stade de la compétition et dans l’optique d’une Supercoupe en fin de saison. Et puis le Thunder n’est pas si pressé de monter…
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