Il aura fallu attendre 10 ans pour voir les Thunderbirds de Milwaukee triompher enfin. Après 10 ans de dur labeur, de sacrifices, de tentatives infructueuses et de grandes déceptions, Mr Light et les siens signent leur tout premier titre de champion du monde d’Ultraball. Ce soir, devant 14 000 spectateurs en liesse, le Thunder allait s’imposer lors du match le plus important de toute son existence. Avant de revenir sur l’exploit réalisé par cette équipe de Milwaukee que l’on n’attendait plus, nous vous proposons de revivre les derniers instants de la rencontre de ce soir opposant les Thunderbirds aux Killa Clowns d’Anchorage. Au micro, Blaise Lebalaise pour UHV1 :
«…C’est le dernier quart temps mesdames, messieurs. Milwaukee mène 11 à 5. La foule est en délire. Si l’on en croit le tableau d’affichage, Hourloup’ mène devant Stockholm sur le terrain des Oscillators. À l’heure actuelle, les Thunderbirds sont champions de Platinium!
Mais, ne vendons pas la peau des Killa Clowns avant de les avoir battu. Hunter est en possession de la balle et semble rester en retrait dans son camp. Il remonte maintenant en zone 1. Attention, c’est un bon celui là! Les Clowns y vont sûrement par la passe!? La défense des Thunderbirds semble bien en place. Pina pour Ancho vient d’étendre Frailey qui est le premier à rejoindre les lignes ennemis suivi de prêt par McMillan et Bob Johnson. Le capitaine du Thunder remonte maintenant en zone 5 et vient épauler Frailey…BOOM! Johnson étend Pina et ouvre le chemin pour Frailey qui part vers Hunter qui ne semble pas trouver de cible…GO Owen! Un petit effort! GO! Frailey arrive en zone 1, Hunter est mystifié, il ne pensait pas le voir arriver si vite sur lui…Et c’est un sack! Hunter vient de se faire séché par le jeune Frailey! La balle rebondie sur le sol, qui va la récupérer? Qui va se relever le plus vite? C’est Frailey! Hunter le regarde faire sans réagir…C’est un bonus! Frailey se recule maintenant et arme un tir…Tout le monde retient son souffle et GOAAAAAAAAAAAAAAAAALLLLLLLLLLL!!! Owen Frailey vient de marquer le but le plus important de sa carrière! Milwaukee s’impose 17 à 5!
Mais…mais…quant est-il du score à Stockholm? Attendez je…je regarde le panneau des résultats alors que j’entrevois Bruce Mooney faire un signe à Bob Johnson…Attendez…Oui! Nous sommes champions du monde! Hourloup’ vient de battre Stockholm! Le Thunder est Champion du Monde alors que Bruce Mooney enjambe la balustrade et saute dans les bras de Bob Johnson…Il est en pleure! Il aura attendu toute ces années un tel moment…»
C’est donc dans un stade entièrement reconstruit et plein à craquer que les Thunderbirds auront su vaincre le mauvais sort qui planait sur leurs têtes. Pourtant privés d’une véritable star offensive depuis la retraite de Valbusa l’an dernier, les américains auront fait preuve d’un réalisme à toute épreuve cette saison. Au moment ou Bob Johnson vient de confirmer son départ à la retraite, ses coéquipiers de Milwaukee ne pouvaient trouver meilleur moment pour se surpasser. Si le capitaine du Thunder s’est fait très discret et avare de commentaires à la fin de la rencontre, certains joueurs et dirigeants ne se cachaient pas pour montrer leur joie. Voici ce qu’ils avaient à déclarer au moment de savourer ce titre tant mérité :
Owen Frailey (juste après le match) : «C’est pour Bob! C’est pour Bob! Putain, on est champion!»
Mathew Moran : (encore sous le choc, ému) : «Euh…Je crois que je ne réalise pas ce qui m’arrive. Je…je savais que j’avais encore beaucoup à donner et que je faisais un bon choix en venant ici…euh…pfff…euh…excusez-moi.»
Jared McMillan (au coup de sifflet final) : «Euh…les gars!? Les gars!? C’est sûr pour Stockholm!? Pour Stock…Ouai? Ah ouai. (s’enfuyant de la caméra en criant les bras au ciel) Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh!!!!!!!!!!!!!!!!!!!»
Bruce Mooney (séchant ses larmes) : C’est…c’est beaucoup de sacrifices pour en arriver là. Ca me rappelle le titre de Golden en 2103. Mais, aujourd’hui, en voyant les jeunes que j’ai formé et mon pote Bob devenir champions du monde, j’ai le sentiment du devoir accompli. Je ne sais pas comment on va dealer avec ca mais c’est un sentiment et une récompense extraordinaire.»
Robby Wilkins (en larmes dans le vestiaire) : «Je…Oh putain! J…j’en…j’en reviens pas…je…désolé…je…»
Ce soir, les joueurs et cadres du club avaient peine à décrire l’émotion qui les parcourait alors qu’il reste une semaine de championnat et qu’ils sont assurés d’un titre de champion de Platinium League. Dimanche prochain, les hommes de Mr Light recevront les Stockholm Oscillators qui pensaient bien encore avoir leur mot à dire. On se demande comment les américains pourront gérer un match qui aurait pu s’annoncer décisif alors que Milwaukee et Stockholm sont maintenant certains de finir respectivement premiers et deuxièmes du championnat. C’est donc toute une ville et tout un pays voir même tout un continent qui s’apprêtent à fêter un titre qui, pour la première fois, revient à une équipe américaine.
Bravo à nos Thunderbirds!
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