Jouer contre la Rome dei In Machina n’est pas chose facile. Si vous ne possédez pas un plaqueur de grand talent, vous n’aurez aucune chance de stopper le légendaire Brad Oak. Il vous faudra donc marquer plus de points que les romains. Si les américains de Milwaukee pouvaient compter sur leur vétéran Bob Johnson, on savait que la partie étaient toutefois bien loin d’être gagnée face à une équipe italienne que l’on disait rapide et technique.
À domicile et devant prêt de 14 000 fans venus acclamer les leaders du championnat, les Thunderbirds se devaient de faire preuve d’une détermination à toute épreuve dans leur tout nouveau stade. C’est donc en guerriers que Bob Johnson et les siens allaient aborder la rencontre.
Sur leurs phases offensives, les américains vont tenter de jouer la sécurité en prenant le temps de frapper les italiens sans trop se découvrir. Pourtant, à chaque fois, Robby Wilkins va se retrouver en situation de un contre un avec un joueur de la Roma. Plus décidé que jamais, prenant des airs d’un Valbusa des grands jours, ce dernier va se sortir des griffes du plaqueur adverse avant de recevoir une bonne passe de Handoyo. Le duo fonctionne à merveille cette saison et Wilkins va donc se retrouver balle en main devant le but par deux fois. Si le buteur local rate sa cible la première fois, ce dernier va retrouver sa concentration sur la seconde phase offensive des siens et redonner espoir et confiance aux locaux.
Un sur deux au tir, 5 points, on se doutait que cela risquait de ne point faire l’affaire face à l’offensive romaine. Il fallait donc absolument arrêter Brad Oak au moins une fois et inscrire des points sur kill.
Une fois de plus, c’est au quatrième quart que tout va se jouer. Alors que Oak, déjà auteur d’un bonus et d’un but au deuxième quart, vient d’inscrire un point bonus et fonce vers le but pour mettre un terme à la rencontre, Le block défensif américain se jette sur ce dernier. Tous les joueurs des deux équipes se retrouvent devant le but du Thunder et une terrible mêlée s’en suit. Alors que Oak avait déjoué toutes les tentatives de frappes et de placages adverses, y compris celles de Johnson, Mathew Moran va une nouvelle fois s’illustrer. Par trois fois, l’anglais parvient à projeter au sol le porteur de balle romain. Pendant ce temps, Johnson et les autres frappeurs du Thunder ont changé de cible et martèle les équipiers de Brad Oak. Le capitaine du Thunder inscrit un kill et Mathew Moran (encore lui!) fini Lamb sur un sack dévastateur. Les italiens ne trouvent pas le chemin du but avant la fin de la période. Milwaukee s’impose 11 à 7.
Avec 21 sack et 3 kill, tous sur placages, Mathew Moran devient un de ces nouveaux héros pour le club. Après Robby Wilkins, qui se surpasse déjà depuis plusieurs semaines, c’est au tour de celui que ses coéquipiers appellent affectueusement «pittbull» de réaliser des prouesses. Souvent dans l’ombre de Johnson, Moran est en train de passer de l’ombre à la lumière avec une prestation défensive exceptionnelle cette saison. Voici ce que l’international anglais de 27 ans nous déclarait à la fin du match :
«On sait que l’on est en route vers quelque chose de grand et chacun se contente de faire son huitième. À chaque match, on se concentre sur notre job en sachant que le type d’à coté va faire le sien. Aujourd’hui, je devais ralentir Oak au dernier quart, je l’ai fais. J’ai fais mon huitième. Les gars ont cogné sans relâche et les romains ont craqués. C’est ce que l’on appelle du travail d’équipe et un bon plan de match. C’est comme ca que j’aime jouer et ca paraît dans mon rendement.»
Il ne reste maintenant que deux plans de matchs à respecter pour Moran et ses coéquipiers avant de remporter un titre que l’on n’osait même pas évoquer en début de saison. La semaine prochaine, Milwaukee affrontera Anchorage dans un duel quasi fratricide entre deux entraîneurs et deux équipes qui se connaissent bien. Puis, quelque soit l’issue de la rencontre, les Thunderbirds devront sans doute s’imposer face à Stockholm dans un final qui s’annonce bouillant entre les deux premiers au classement. Si la route du titre n’a jamais été aussi courte pour Milwaukee, il reste encore deux gros obstacles à surmonter pour les hommes de Mr Light avant la récompense ultime.
Souhaitons bonne chance à nos Thunderbirds!
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