En seulement 31 matchs et après 25 kills réalisés dont 6 dans le même match, Ray «the Beast» Mangum aura su se faire une réputation, celle de l’un des plus grands killers de tous les temps. Malheureusement, Mangum n’aura pas joué assez longtemps. Il arrêta sa carrière professionnelle en même temps que la dissolution de son équipe, les Déchiqueteurs d’Amos, avait lieu.
Depuis près de 3 ans, le nom de Ray «the Beast» Mangum n’était plus qu’un bruit de couloir, un nom que l’on employait pour faire peur aux jeunes dans les centres de formation : «Si tu ne forces pas plus, la bête viendra pour toi ce soir…».
«The Beast». Quel surnom pour celui qui fut sans nul doute le plus méthodique, le plus scientifique, le plus intelligent des tueurs ultraballiens. Rapide, puissant et dangereux, voilà comment était «The Beast». «The fast and the furious» disait de lui Michael Matthews, le joueur de Johannesburg , ancien joueur d’Amos également.
C’est donc aujourd’hui, en ce 23 septembre 2106, que la bête a fait parler d’elle. Et Mangum a choisi le Thunderdome pour rugir à nouveau. Mais que l’on ne s’y trompe pas, ce n’est pas comme joueur que Ray Mangum revient à l’Ultraball mais comme entraîneur personnalisé. Même si, à 27 ans, il y a fort à parier qu’il aurait de beaux restes. Mangum intègre donc le coaching staff de Milwaukee. Il sera le mentor de Bob Johnson, son conseillé privé, une sorte de gourou du kill.
Interrogé sur ce coup de force réalisé par le Thunder, Mr Light, plus fier que jamais, se confiait à notre journaliste ce matin, juste après l’arrivée de Magum au Thunderdome :
«Il m’a fallu des mois d’acharnement pour convaincre Ray de bien vouloir se joindre à nous. Il avait plein de projets sportifs en tête et ses nombreux diplômes en psychologie sportive obtenus ses trois dernières années font de lui l’un des professionnels les plus difficiles à approcher. De nombreux clubs de sports bien plus réputés qu’Ultraball et plus riches l’avaient déjà contacté…
…Ce qui a fait flancher «The Beast»? La possibilité de transmettre son savoir à un autre grand killer, à quelqu’un digne de lui. Bob (Johnson) est une force de la nature, puissant, rapide. Mais il n’a pas encore cette analyse des faiblesses de l’autre qu’avait Ray sur un terrain. C’est donc ce qu’ils vont tenter de développer ensemble. Nous allons donc mettre en place des moyens exceptionnels pour tester de nouvelles méthodes mises au point par Ray dans son essai «maître du kill». Des cyberclones de grandes vedettes d’UB vont être produis afin d’optimiser la puissance de Bob sur chaque adversaire. Il utilisera ainsi sa force et les faiblesses de l’autre pour mieux performer…»
C’est donc un Mr Light plus volubile et enjoué que jamais que nous avons rencontré ce matin. Ray Mangum est quand à lui resté introuvable, fuyant sans doute les caméras comme à son habitude. Mais nul doute que son travail de l’ombre a déjà commencé…
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